HH Revue de presse sidérurgie –persoverzicht staal 10/1/2012
Les travailleurs d'ArcelorMittal s'invitent aux voeux politiques des gouvernements wallon et de la fédération Wallonie-Bruxelles, ce mardi soir au château de la Hulpe; aux voeux du Premier ministre Elio Di Rupo, le 13 janvier à Mons; aux voeux du parti Ecolo, le 16 janvier à Bruxelles et aux voeux du MR, le 18 janvier à Liège.
Ce lundi
matin, une dizaine de travailleurs de B-Logistics a installé un piquet de grève
à Kinkempois. L’intervention de la direction, promettant de discuter des
revendications des travailleurs au conseil d’entreprise prévu ce jeudi, a
permis la levée rapide du piquet. Suite à l’arrêt de la phase à chaud
liégeoise, il n’y avait plus de travail pour OSR, filiale de la SNCB
sous-traitant le fret ferroviaire pour ArcelorMittal. D’où le reclassement des
dix travailleurs au sein de B-Logistics. « Les travailleurs ont touché
moins de primes que prévu car il y a eu moins d’activité. Il faut aussi
rappeler que nous avons permis à ces gens de conserver un emploi ! Tout le
monde en région liégeoise n’a pas cette chance actuellement ! »
Eurofer dépose plainte contre la Chine
"Nous
continuerons sans relâche à châtier les organisations qui mettent à mal le
bien-être des personnes qui aspirent à un monde meilleur pour leur famille et
leur entourage." Anonymous Belgium s'est attaqué au site internet
d'ArcelorMittal
Le préfet
de la région Lorraine a confirmé l'octroi au premier trimestre 2012 de quelque
190 000 heures de chômage partiel à 2 500 salariés de l'aciérie ArcelorMittal
de Florange. " 80 % du personnel de l'usine va être mis au chômage partiel
en janvier, février et mars", a
précisé Edouard Martin, délégué CFDT
ArcelorMittal,
filiale algérienne qui emploie à El-Hadjar 7.000 salariés, est menacée de
"dépôt de bilan".
Une
quarantaine de salariés de l'usine d'ArcelorMittal de Saint-Chély-d'Apcher
(Lozère) a entamé le 4 janvier un mouvement de grève pour demander le
maintien de la cinquième équipe.
Marc
Goblet, Jean-François Ramquet, Francis Gomez et Di Panfilo attendent une prise
de position "couillue" (sic) de la Région qui devrait prendre la tête
de la mobilisation pour le maintien de la sidérurgie intégrée liégeoise
Le port
autonome de Liège a perdu 559 000 tonnes par rapport à la même période en
2010". Le rail, trop dépendant de la sidérurgie, s’effondre (-12 %). Un
trimestre n’est pas l’autre pour le port autonome. En effet, fin août dernier,
son dirigeant attribuait la bonne santé des activités portuaires liégeoises au
poids d’ArcelorMittal.
Les travailleurs d'ArcelorMittal s'invitent aux voeux politiques
BELGAllb
10/01/2012
Munie d'une banderole,
la délégation s'imposera ainsi aux voeux des gouvernements wallon et de la
fédération Wallonie-Bruxelles, ce mardi soir au château de la Hulpe; aux voeux
du Premier ministre Elio Di Rupo, le 13 janvier à Mons; aux voeux du parti
Ecolo, le 16 janvier à Bruxelles et aux voeux du MR, le 18 janvier à Liège.
Une
délégation de travailleurs du sidérurgiste ArcelorMittal, en front commun
syndical, s'invitera aux différentes séances de voeux politiques qui
émailleront le mois de janvier, annoncent les syndicats. "Il s'agit de rappeler que
nous existons et que les belles paroles, c'est bien mais qu'à un moment il faut
passer aux actes", souligne le président de la délégation CSC-Metal,
David Camerini. "Le
rapport des cabinets d'audit Laplace conseil et Syndex, annoncé d'abord en
décembre, est désormais attendu dans le courant du mois de janvier et une fois
celui-là sorti, il faudra absolument des actes pour maintenir une sidérurgie
intégrée à Liège", a-t-il ajouté.
C'est
qu'en l'absence de celle-ci, les syndicats craignent désormais pour l'avenir du
froid. "Nous n'avons
aucune garantie d'ArcelorMittal au sujet du froid et les signaux ne sont pas
bons, comme ces réductions de coûts drastiques dans la recherche et
développement. Les politiques doivent prendre leurs responsabilités. On parle
de l'avenir de 10.000 familles", conclut le responsable syndical.
Cheminots de Cockerill : emploi sauvé, salaire réduit
ls 10/1/2012 Ce lundi matin, une dizaine de
travailleurs de B-Logistics, la filiale logistique privée de la SNCB, a
installé un piquet de grève devant la gare de triage de Kinkempois.
L’intervention de la direction, promettant de discuter des revendications des travailleurs
au conseil d’entreprise prévu ce jeudi, a permis la levée rapide du piquet et
la reprise du travail. « Si les travailleurs n’obtiennent pas gain de cause,
ils repartiront immédiatement en grève », prévient Alain Durant, permanent
FGTB-Ubot.
Suite à l’arrêt de la phase à chaud liégeoise, il n’y
avait plus de travail pour OSR, filiale de la SNCB sous-traitant le fret
ferroviaire pour ArcelorMittal.
D’où le reclassement des dix travailleurs au sein de
B-Logistics. « Par rapport à ce qui leur avait été promis, les travailleurs ont
eu la désagréable surprise de voir
arriver des fiches de paye inférieures de 250 euros par mois à leurs salaires
de chez OSR », souligne Alain Durant. Du côté de la direction de B-Logistics,
on ne nie pas le problème mais on tempère. « Nous avons tenu nos engagements
mais il est vrai que les travailleurs
ont touché moins de primes que prévu car il y a eu moins d’activité, explique la
porte-parole Veerle van Mierlo. Nous sommes ouverts à la discussion mais il
faut aussi rappeler que nous avons permis à ces gens de conserver un emploi !
Tout le monde en région liégeoise n’a pas cette chance actuellement ! » ■ P. Mo
Acier: Eurofer dépose plainte contre la Chine
10/01/2012
10/01/2012
R egroupant
notamment ThyssenKrupp et ArcelorMittal, le lobby européen des sidérurgistes
Eurofer a déposé plainte lundi à la Commission européenne pour protester contre
les importations massives d'acier bon marché en provenance de Chine. Cette
dernière se voit reprocher un dumping des prix pour écouler de l'acier
galvanisé prépeint. La Chine absorbe à elle seule la moitié de la production
mondiale d'acier. (L'Echo)
SNCB: action devant la gare de triage de
Kinkempois (Liège)
Une douzaine de travailleurs de B-Logistics,
la filiale privatisée de la SNCB, sont en grève ce lundi matin. Ils mènent
actuellement une action devant la gare de triage de Kinkempois
(Liège). Anciens employés du groupe OSR (One site Rail), une autre filiale
de la SNCB sous-traitant des activités de fret pour ArcelorMittal, ils ont été
redirigés vers B-Logistics quand le géant métallurgique a fermé ses hauts
fourneaux liégeois. Mais ils dénoncent leurs nouvelles conditions d'emploi,
inférieures, selon eux, aux promesses faites. De plus, ils
"bénéficient" du même salaire que les agents ferroviaires
effectuant des tâches moins dangereuses et moins pénibles. Ils dénoncent,
plus globalement, une stratégie consistant à sous-traiter des activités pour
réduire les coûts au détriment des travailleurs. (RTBF 6com
9/1 )
Le moral plombé par l’acier
Paul Vaute
Llb 07/01/2012
Trilogiport, Liege
Airport, biotechnos… : c’est la douce mélopée du redéploiement. Et puis,
un jour, le couperet Mittal tombe…
Un
cataclysme social : le diagnostic des ténors politiques, économiques, syndicaux
est unanime, ce 12 octobre 2011, après l’annonce par le groupe sidérurgique
ArcelorMittal de la fermeture définitive de la filière à chaud à Liège. La
mesure entraînera la perte de 581 emplois directs, le nombre des indirects,
moins prévisible, étant en tout cas à quatre chiffres. Le couperet tombe sur
les deux hauts-fourneaux d’Ougrée et de Seraing, déjà en arrêt temporaire, et
l’aciérie en coulée continue de Chertal. Sans parler du grand doute qui va
peser désormais sur l’avenir des lignes à froid, dépendantes de l’acier produit
à Dunkerque. La solidarité de la profession mais aussi de la population
s’exprime, à Seraing le 26 octobre et à Liège le 7 décembre.
Le
coup de massue suffit à faire oublier tous les signes d’embellie dont on s’est
gargarisé si volontiers, des biotechnologies en essor au Trilogiport à venir en
passant par la dynamique suscitée autour de la candidature à l’Expo 2017. Les
efforts de redéploiement existent, certes, mais la tentation du désespoir
frappe à la porte devant le diktat sans appel d’un géant sidérurgique qui met
ses propres implantations en concurrence comme des pions sur l’échiquier de
l’économie mondialisée. Et pourtant, que n’avait-on pas accepté en fait de
flexibilité !
Bien
sûr, il faut aussi compter avec la gréviculture à la liégeoise, qui n’arrange
rien. Un client de première importance en vient à réclamer un stockage de
garantie de l’acier hors de Liège, pour ne pas être victime des prochains débrayages.
Et on sait que d’autres clients ont été perdus à la suite de ruptures dans la
fourniture. Début 2011, trois mouvements de grève ont frappé notre phase
liquide en un mois. En mars, toutes les lignes du froid ont été bloquées
d’abord pour faire pression en faveur d’une hausse de salaires réclamée par les
45 employés et ouvriers du service Energie. Le 3 octobre, rebelote pour une
semaine au sein des différentes usines d’Arcelor à la suite du blocage des
négociations sociales
A
présent, c’est dans le cadre de la procédure Renault qu’il s’agit de négocier.
Le prochain conseil d’entreprise extraordinaire est prévu pour le 19 janvier et
on attend les résultats d’études commandées par la Région wallonne sur les
perspectives envisageables pour l’outil sidérurgique liégeois. Parallèlement,
des actions syndicales contre le groupe sont sur les tablettes et même des
cyber-anarchistes, ces jours-ci, y ont mis leur grain de sel.
L’année
a aussi vu, à côté d’autres fermetures de moindre ampleur, s’accroître le nombre
des faillites et confirmer, dans leur caractère de zones à hauts risques
grévistes, la FN Herstal exposée aux aléas de la politique wallonne, Techspace
Aero, le groupe intercommunal Tecteo, les Tec encore et toujours Lors de la
journée de grève du 4 mars contre l’accord interprofessionnel, c’est la région
liégeoise qui a été championne.
La
perspective des élections sociales en mai prochain, avec la surenchère qu’elles
provoquent traditionnellement entre organisations syndicales, n’annonce pas un
climat des plus sereins dans les mois à venir. Et on peut déjà pronostiquer,
sans aucune crainte d’être démenti par les faits, que la grève
interprofessionnelle programmée pour le 31 janvier sera remarquablement bien
suivie en terres principautaires.
Le site internet d'ArcelorMittal piraté
Llb le 06/01/2012
"Nous continuerons
sans relâche à châtier les organisations qui mettent à mal le bien-être des
personnes qui aspirent à un monde meilleur pour leur famille et leur
entourage."
Le
groupe de pirates informatiques Anonymous Belgium s'est attaqué au site
internet d'ArcelorMittal pendant la nuit. Anonymous Belgium, qui avait prévu de
s'attaquer au site de l’entreprise sidérurgique a donc frappé cette nuit.
Ce
groupe connu pour avoir menacé et piraté de grands groupes économiques, a
annoncé vouloir s’en prendre au métallurgiste pour protester contre la
fermeture de la phase à chaud de Liège.
Dans
une vidéo postée sur internet le 1er janvier, ce groupe de pirates
informatiques avait désigné le géant de l'acier comme sa prochaine cible
Sur
le site d'Arcelor, inaccessible ce matin, on peut lire : "Anonymous a
accompli sa tâche en s'attaquant au site de arcelormittal et ce fût une
réussite, comme vous pouvez le voir !"
Et
d'ajouter : "Nous continuerons sans relâche à châtier les organisations
qui mettent à mal le bien-être des personnes qui aspirent à un monde meilleur
pour leur famille et leur entourage."
La
direction du groupe sidérurgique avait fait savoir qu'elle prenait la menace de
piratage au sérieux. Elle n'a pas encore réagi vendredi matin.
Website ArcelorMittal gehackt (video)
Gva 6/1 Het internationale computerhackerscollectief Anonymous
heeft de website van staalreus ArcelorMittal gehackt. Wanneer u naar naar de
website probeert te surfen, krijgt u de boodschap "Anonymous heeft zijn
taak volbracht en de opdracht is geslaagd, zoals u kan zien" te lezen.
Eerder deze week had Anonymous Belgium de actie
aangekondigd via een videoboodschap. In de boodschap hekelden de hackers de
strategie van ArcelorMittal en kondigden ze aan "alle middelen te
gebruiken om de duizenden mensen van wie de job bedreigd is te
ondersteunen". "Want ze handelen alsof ze boven de wet staan",
aldus Anonymous Belgium.
Chômage partiel à ArcelorMittal Florange au premier trimestre
LEMONDE.FR avec AFP | 05.01.12 Le préfet de la région
Lorraine a confirmé l'octroi au premier trimestre 2012 de quelque 190 000
heures de chômage partiel à 2 500 salariés de l'aciérie ArcelorMittal de
Florange. "Au total, 80 % du personnel de l'usine va être mis au chômage
partiel en janvier, février et
mars", a précisé Edouard Martin, délégué CFDT au comité central
d'entreprise. "Et il n'est pas sûr que le haut-fourneau P6, à l'arrêt
depuis le 4 octobre, redémarre après cette période alors que la direction
s'était engagée à le remettre en route en janvier". Selon François Pagano
(CFE/CGC), des travaux d'entretien d'un montant de 2 millions d'euros sont en
cours sur le P6. "Deux autres millions ont été gelés pour permettre un
redémarrage rapide ». ArcelorMittal
devrait avoir dans quelques semaines une meilleure visibilité sur son carnet de
commandes du deuxième trimestre. "On saura alors si le redémarrage du P6
est possible", a estimé M. Pagano. Le haut-fourneau P6 doit être en
activité pour recevoir le projet européen Ulcos de captage de CO2. La
Commission européenne devrait rendre mi-2012 sa décision concernant un éventuel
financement de ce projet. François Hollande avait plaidé la cause d'Ulcos à
Bruxelles auprès de José Manuel Barroso fin novembre. M. Hollande se rendra le
17 janvier à Florange et Gandrange.
ArcelorMittal menacée de "dépôt de bilan" en Algérie
Afp 05/01/12 ArcelorMittal,
filiale algérienne du géant mondial de l'acier, qui emploie dans le grand
complexe d'El-Hadjar, près d'Annaba, dans l'Est, près de 7.000 salariés, est
menacée de "dépôt de bilan". "Le dépôt de bilan est imminent. Le
complexe croule sous une dette de 120 millions de dollars", a déclaré à
l'AFP le secrétaire général du syndicat d'entreprise d'El-Hadjar, Smaïn
Kouadria. La direction a négocié, sans succès, avec la Banque extérieure
d'Algérie (BEA, publique) "un prêt de 200 millions de dollars pour entamer
la rénovation des installations et rembourser un prêt de 120 millions. Mais la
banque a exigé d'ArcelorMittal "d'hypothéquer un terrain de 830 hectares,
propriété de l'Etat algérien, sur lequel est bâtie l'usine", a ajouté M.
Koudria. ArcelorMittal aurait pu obtenir son prêt "en hypothéquant ses
biens immobiliers mais la banque a refusé", a ajouté M. Kouadria. ArcelorMittal
détient 70% du capital du complexe sidérurgique et le groupe public algérien
Sider les 30% restant. L'usine, propriété de l'Etat algérien, avait été acheté
à 70% en 2001 par l'Indien Ispat, du groupe Mittal. Les deux parties avaient
alors conclu une convention d'investissement et de partenariat pour 10 ans.
(belga)
Des ArcelorMittal en grève pour défendre l'emploi en Lozère
L' Humanité, le 4 Janvier 2012 http://www.humanite.fr/social-eco/des-arcelormittal-en-greve-pour-defendre-lemploi-en-lozere-487024
Une quarantaine de salariés de l'usine d'ArcelorMittal de
Saint-Chély-d'Apcher (Lozère) a entamé mercredi matin 4 janvier un
mouvement de grève pour demander le maintien de la cinquième équipe, menacée de
supression pour cause de chômage partiel, a-t-on appris auprès de la CGT.
Ce mouvement vise à protester contre les
menaces de suppression d'une cinquième équipe et du non renouvellement des
contrats intérimaires, a précisé l'Union départementale de la CGT, qui a appelé
à la grève. Selon la direction de ce site, qui emploie quelque 190 personnes,
cette grève concerne un secteur qui ne bloquera la production de l'usine que si
le mouvement se prolonge jusqu'à lundi. Des discussions devaient être entamées
dans la journée.
Les usines de Saint-Chély et de Dunkerque
(Nord) sont les seuls sites français du sidérurgiste ArcelorMittal à n'avoir
pas encore été frappés par des licenciements. Des investissements d'un montant
de 90 millions d'euros sont même prévus à Saint-Chély avec l'objectif de
doubler la production pour passer le cap des 220.000 tonnes. Dans cette
perspective, un montage financier a permis d'apporter à l'usine 27 millions
d'euros garantis par la SEM de développement de la Lozère, la Selo.
Interrogé par l'AFP, le directeur de
l'usine, Daniel Grunig, a confirmé le dépôt d'un dossier concernant les
suppressions d'équipe auprès de la direction du travail. Mais, ceci a été
réalisé à titre préventif, au cas où "la situation se dégraderait encore plus", a-t-il
souligné.
30 000 postes ont déjà disparu chez
ArcelorMittal en Europe depuis 2006. Pour le groupe détenu à 43% par la famille
Mittal, les priorités stratégiques sont ailleurs. D’après Philippe Verbeke,
secrétaire de la CGT à Mardyck et coordinateur pour la France, «ils
investissent avant tout dans les mines et dans les usines à bas coût dans des
pays comme la Chine» !
ArcelorMittal Liège: la FGTB veut que la Région prenne ses
responsabilités
Quatre grands responsables de la FGTB
Liège-Huy-Waremme, à savoir le président Marc Goblet, le secrétaire régional
Jean-François Ramquet, le président des métallos, Francis Gomez et le
secrétaire général du Setca, Egidio Di Panfilo, ont adressé, à la mi-décembre, une
lettre de mise en demeure au ministre-président PS wallon, Rudy
Demotte. N'ayant plus d'espoir de voir Mittal revenir sur sa décision de
fermer la phase liquide de la sidérurgie liégeoise, ils attendent une prise de
position "couillue" (sic) de la Région qui devrait prendre la
tête de la mobilisation pour le maintien de la sidérurgie
intégrée liégeoise ( L'Echo 30/12)
Le port de Liège pleure le "chaud"
F.C.llb
04/01/2012
Mauvais 3e trimestre
2011 pour le port, qui subit les décisions d’ArcelorMittal.
Le
port autonome de Liège (Pal), troisième port fluvial d’Europe et premier port
intérieur belge, accuse le coup suite à la fermeture de la phase à chaud
liégeoise d’ArcelorMittal. C’est ce qu’il ressort du dernier conseil
d’administration du Pal, tenu fin décembre : "La décision
d’ArcelorMittal de fermer définitivement la sidérurgie à chaud liégeoise cet
été, conjointe à un second plongeon de l’activité économique européenne, a
généré un mauvais troisième trimestre pour le Port autonome de Liège,
relate le procès-verbal de la réunion, un document dont nous avons
connaissance. Le Port autonome
de Liège a perdu, durant cette période et tous modes de transport confondus,
559 000 tonnes par rapport à la même période en 2010".
Toutefois,
si l’on cumule les 9 premiers mois de 2011, ce n’est pas la Bérézina. Le port
de Liège garde très légèrement la tête hors de l’eau. "Après 9 mois
d’exploitation, 16 millions de tonnes (soit +1 %) ont donc été manutentionnées
dans nos ports, dont 11,7 millions de tonnes par la voie d’eau (soit +3 %).
Comme lors de toute crise, c’est le camion qui résiste le mieux, alors que le
rail, trop dépendant de la sidérurgie, s’effondre (-12 %). La voie d’eau, pour
sa part, perd les importations des matières premières du HF6 (le haut-fourneau
de Seraing, NdlR) et doit composer avec une période de basses eaux,
exceptionnelle à cette époque", précise encore le PV du conseil
d’administration.
Au
niveau sectoriel, sur les 9 premiers mois de 2011, ce sont les secteurs carrier
(+180 000 tonnes), pétrolier (+120 000 tonnes) et les bio carburants (+175 000
tonnes) qui tirent le mieux leur épingle du jeu. "Notons enfin que
cette mauvaise conjoncture n’a apparemment pas d’influence sur nos navettes
fluviales conteneurisées. Elles augmentent en effet leurs trafics de 55 % après
6 mois et de 57 % après 9 mois (20 597 conteneurs, soit +7 477 unités), ce qui
démontre à suffisance le bon choix effectué par le Port autonome de Liège de se
développer dans ce type de trafic."
Décidément,
un trimestre n’est pas l’autre pour le port autonome. En effet, fin août
dernier, son dirigeant attribuait la bonne santé des activités portuaires
liégeoises au poids d’ArcelorMittal. En effet, le trafic global
(eau-rail-route) a affiché une croissance de 7 % durant le premier semestre
2011 par rapport à la même période en 2010. "La bonne performance
s’explique par une montée en flèche du transport des matériaux de construction
et des produits pour ArcelorMittal", précisait-il notamment.
ArcelorMittal, a accepté les garanties financières
exigées par la Banque extérieure d'Algérie pour l'obtention d'une ligne de
crédit de 14 milliards de DA, à l'origine d'un différend entre sa filiale
algérienne d'El Hadjar (près de Annaba) et la BEA, a indiqué hier une source de
la banque à l'APS.
«Le groupe ArcelorMittal a accepté toutes les
garanties exigées par la BEA pour l'obtention d'un crédit de 14 milliards de
DA», a précisé à l'APS la même source.
En vertu d'un accord conclu hier matin entre les deux
parties, la BEA va racheter un crédit
d'Arcelor Mittal de 9 mds de DA, contracté auprès de Société Générale Algérie,
sous forme d'un crédit relais sur six ans, en contrepartie d'une garantie
internationale de 120 millions de dollars, ajoute-t-on de même source.
«C'est une
garantie financière internationale qui sera fournie par la banque de la maison
mère à l'étranger, payable à la première demande», a précisé la même source qui
indique que «certainement c'est la garantie internationale détenue par Société
Générale sur ArcelorMittal qui sera transférée à la BEA».
«Les modalités de mobilisation de cette garantie
financière seront à la charge d'ArcelorMittal ; l'essentiel c'est qu'ils ont
accepté de couvrir le rachat de cette dette par une garantie financière
internationale, qui sera libérée par la BEA au fur et à mesure de
l'augmentation du capital», ajoute cette source. La direction du groupe a aussi
accepté de transformer graduellement cette garantie en tranches d'augmentation
de capital.
«Ces garanties viennent satisfaire les conditions de
couverture de risque exigées par la BEA, en plus des conditions émises par la
BEA et déjà acceptées par Arcelor Mittal, à savoir la recapitalisation du
complexe d'El Hadjar à hauteur de 120 millions de dollars. Sider, le partenaire
algérien dans le complexe d'El Hadjar avait déjà mobilisé 30 millions de
dollars pour augmenter le capital de l'entreprise à
150 millions de dollars, avait déjà annoncé samedi le
Premier ministre Ahmed Ouyahia. Pour l'autre partie du crédit (5 mds de DA) qui
représente un nouveau crédit d'exploitation, il sera accordé par la BEA en
contrepartie d'un nantissement des équipements, qui ont déjà fait l'objet d'une
expertise (évaluation financière) par une filiale algérienne publique, précise
encore la même source bancaire.
En parallèle, les deux parties ont convenu que la BEA
reprendra son statut de banquier
privilégié du complexe d'El Hadjar. Mohamed Loukal, P-DG de la BEA, a critiqué
dimanche dans un entretien à l'APS la réorientation de la relation bancaire
entre sa banque et la filiale algérienne du sidérurgiste indien au profit de
banques privées, alors que la BEA est la banque du complexe El Hadjar depuis sa
création.
Un bras de fer oppose depuis presque un mois la BEA et
ArcelorMittal, qui a refusé de fournir des garanties financières sur des prêts
qu'il voulait arracher à cette banque, allant jusqu'à brandir la menace de
dépôt de bilan. Sortant de sa réserve samedi, M. Ouyahia a adressé une
vigoureuse mise au point à ArcelorMittal, affirmant que l'Etat algérien ne va
pas assister impuissant à la fermeture du fleuron de l'industrie algérienne. Il
a également rassuré les 7000 travailleurs que l'Etat «ne va pas les
abandonner».
Lancement imminent du plan d'investissement
Avec cet engagement du leader mondial de l'acier, le
plan de développement et de croissance pour son unité d'Annaba se fera
certainement dans les prochains mois.
D'ailleurs, un communiqué diffusé lundi après-midi par
la cellule de communication de la direction générale du complexe sidérurgique
d'El Hadjar a précisé que le groupe «croit qu'une solution prochaine sera
trouvée à ses contraintes financières», ajoutant que l'entreprise «compte toujours
sur le support de ses deux actionnaires, le groupe ArcelorMittal et Sider».
Le communiqué a souligné que le DG de ArcelorMittal
Annaba «n'a pas déposé son bilan» au tribunal d'El Hadjar. Pourtant, des médias
nationaux et étrangers avaient annoncé que le président du tribunal d'El Hadjar
chargé de la section commerciale a été saisi de la situation de cessation de
paiement.
Gandrange: vol de la stèle de Sarkozy
Par Europe1.fr 10 janvier 2012 Une stèle érigée en 2009 par la CFDT à
l'entrée de l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) rappelant les
promesses "non tenues" de Nicolas Sarkozy, selon le syndicat, a été
descellée et volée, a-t-on appris mardi de sources policières. La stèle en granit
gris de 70 cm par 50 cm avait été installée après la fermeture de l'aciérie du
site qui avait mis au chômage quelque 600 métallurgistes. La CFDT y avait fait
graver en lettres d'or la phrase "Ici reposent les promesses de Nicolas
Sarkozy faites le 4 février 2008 à Gandrange: 'Avec ou sans Mittal, l'Etat
investira dans Gandrange' ".

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