NetbuLL 395 > PTB C-S lg (ArcelorMittal) 19.12.2010
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La filière Packaging (API Liège) sera arrêtée en avril prochain tandis que les lignes de galvanisation à Flémalle devraient être à l'arrêt en mars prochain.
Dès le 1er janvier 2011, la filière du chaud réintégrera la société ArcelorMittal Belgium. En 2006, à l'époque où elles étaient condamnées, les activités avaient été séparées du "froid".
Selon le rapport Syndex, "la situation actuelle pose la question de la viabilité du modèle économique AM à moyen terme dans un contexte maussade, étant entendu que les besoins financiers pour satisfaire les objectifs d’auto-approvisionnement en minerai de fer comme en coke ou en charbon et coke, se chiffrent en milliards de dollars quand on y ajoute les unités de transformation programmées au Brésil et en Inde". ArcelorMittal, qui employait environ 130.000 travailleurs ETP en 2006, n’en occupe aujourd’hui que 107.000 sur un total de 276.608 en sept. 2010 (334 259 travailleurs ETP en 2006). La zone Europe a enregistré la majorité des suppressions de postes de travail sur les neuf premiers mois de 2010. Le taux d’absentéisme dans la branche nord est important: 3,52 % à Florange, 3,35 % à Dunkerque, 5,12 % à Liège, 4,9 % à Gand et 5,03 % à Brême.
Le parlement wallon augmente les moyens d'action de J-C Marcourt de 20 millions d'euros, pour couvrir les charges liées à l'acquisition de quotas de CO2 pour ArcelorMittal.
ArcelorMittal sort son pôle inox de son périmètre d’activités dès le premier trimestre 2011. Dès avant sa fusion forcée avec Mittal en 2006, Arcelor s’interrogeait sur la nécessité de garder cette activité dans le groupe. Arcelor avait d’ailleurs investi 240 millions d’euros dans une nouvelle aciérie à Châtelet, espérant rendre la branche plus attractive aux yeux d’un éventuel repreneur. Lakshmi Mittal n’a pas davantage trouvé de candidat, les revenus de l’inox chutant de moitié l’an dernier. A Châtelet, l’aciérie d’une capacité de 1 million de tonnes tourne au ralenti et le laminoir tourne lui à 25 % de ses capacités. Le contexte de l’introduction en Bourse est-il, dès lors, idéal ? Le sidérurgiste estime que l’opération « va maximiser la valeur pour les actionnaires ». Mais il précise aussi qu’elle devrait générer une charge de dépréciation d’environ 600 millions d’euros, et que la nouvelle entité sera endettée à hauteur de 750 millions… « La dette portée par l’inox est inquiétante et va pénaliser les investissements», critique Antonio Di Santo, au nom la FGTB-Métal belge et la CGT française. Les syndicats du site de Genk (1.200 emplois) craignent une nouvelle restructuration: «Nos entreprises ont réalisé un Ebitda de 3,7 milliards de dollars au cours des cinq dernières années, utilisé pour investir dans d'autres entreprises et distribuer des dividendes aux actionnaires», a indiqué Stefan Indestege, délégué de la FGTB chez ArcelorMittal Genk. «Nous pensons donc qu'avec cette manœuvre, ArcelorMittal envisage un rapprochement avec un autre groupe producteur d'inox et qu'une restructuration en profondeur sera menée pour apurer notre dette.»
Le groupe russe NLMK laissera vraisemblablement tomber la phase à chaud de Charleroi (Carsid). NLMK veut racheter à Duferco, vendeur, ses outils de La Louvière et Clabecq pour donner un aval à l’acier (brames) qu’il produit en Russie à un coût deux fois moindre que la phase à chaud carolo. «Pour que Carsid survive, il faut qu’un sidérurgiste ait besoin de ses brames », résume Libert Froidmont, président de la Sogepa (Région wallonne) « Il faudrait en fait que ce sidérurgiste ait un tel besoin de brames pour qu’il soit prêt à les payer plus chères que de nombreux concurrents. Ce partenaire, je pense qu’on le cherche toujours à l’heure actuelle. » Antonio Di Santo, président de la FGTB Métal carolo, imagine la reconstruction d’un autre schéma industriel, qui verrait Carsid alimenter en brames le laminoir de Carinox. Mais ce laminoir est aujourd’hui dédié à l’inox, au sein du groupe ArcelorMittal qui plus est. Libert Froidmont : « ArcelorMittal dispose déjà de deux hauts-fourneaux à Liège mais il n’en fait fonctionner qu’un seul. Et il a probablement d’autres préoccupations que l’avenir de la phase à chaud de Charleroi. »
Selon le syndicat CFE-CGC, un des hauts-fourneaux de Fos-sur-mer allait être arrêté en décembre, tandis que l'un de Dunkerque reste en arrêt conjoncturel depuis cet été et que celui de Florange, arrêté pour des opérations de maintenance en juillet, n'a pas été redémarré en septembre".
ArcelorMittal (Liège), la galva sera prolongée d´un mois
La direction d'ArcelorMittal vient de confirmer les dates relatives à l'arrêt de certaines lignes à froid à Liège. Ainsi, la filière Packaging (API) à Sclessin sera arrêtée en avril prochain (comme prévu initialement dans le plan de la direction) tandis que les lignes de galvanisation à Flémalle fonctionneront un mois de plus que prévu, elles devraient ainsi être à l'arrêt en mars prochain. En ce qui concerne le chaud, la production va par ailleurs passer à 110.000 tonnes pour le mois de décembre. Les discussions se poursuivent avec la direction en ce qui concerne l'organisation des arrêts des différentes lignes. (6com 14/12 )
ArcelorMittal fragilise ses unités en Europe
Philippe Lawson llb 13/12/2010 Inquiétude chez les travailleurs européens d’ArcelorMittal (AM). En effet, lors du Conseil d’entreprise européen (CEE) du groupe (30/11-01/12), ils ont fait un constat pas très optimiste sur l’avenir des sites exploités en europe par le leader mondial de la sidérurgie. Ils se basent, pour ce faire, sur le rapport d’octobre 2010 du bureau français Syndex. Le bureau est interpelé par. Même si la stratégie du groupe permet à AM d’être davantage auto-suffisant au niveau de son approvisionnement en matières premières, ses investissements intensifs dans les mines vont handicaper le développement des unités en Europe. "Le mouvement stratégique vers l’amont de la filière qui semble s’accentuer aujourd’hui introduit un décalage croissant entre les unités européennes et les autres. Ce décalage les fragilise et risque de rendre inaccessibles les objectifs qui leur sont assignés, notamment en termes de conquête de parts de marché, surtout si ces regains de parts de marché sont conditionnés au maintien de marges élevées ». Aujourd’hui, AM a axé sa stratégie de développement autour de trois piliers essentiels : flexibilité des installations pour faire face à l’instabilité de la conjoncture économique, réduction des coûts fixes par des gains de gestion (pour mieux résister à un nouveau ralentissement), investissements et projets dans les mines (particulièrement dans les pays émergents, souvent couplés à des investissements dans la phase à chaud pour la production de brames). "Les deux axes sont issus de la crise financière, puis économique et sociale intervenue à partir de fin 2008 ; le troisième est une constante dans la politique du groupe, dont la stratégie s’est affirmée très tôt comme minière et métallurgiste et non pas seulement métallurgiste", expliquent les experts.
Mais ils ne sont pas convaincus par la démarche. "La situation actuelle pose la question de la viabilité de ce modèle économique à moyen terme dans un contexte maussade, étant entendu que les besoins financiers pour satisfaire les objectifs d’auto-approvisionnement en minerai de fer comme en coke ou en charbon et coke, se chiffrent en milliards de dollars quand on y ajoute les unités de transformation programmées au Brésil et en Inde", soutiennent-ils. La reprise des investissements en 2010, évalués à 4 milliards de dollars (contre 2,8 milliards en 2009, année du gel des investissements en Europe), montrerait que le groupe compte intensifier ses efforts dans le développement d’activités minières. Il est aujourd’hui le 4e producteur mondial de minerai de fer avec environ 70 millions de tonnes par an, soit une part de 3,6 % de la capacité de production mondiale. Et l’objectif serait d’arriver à 100 millions de tonnes l’an à l’horizon 2015, ce qui devrait lui assurer un taux d’autosuffisance de 75 %.
Les syndicats dénoncent la stratégie de réduction des effectifs, la politique de "variabilisation" des coûts fixes et de flexibilité des travailleurs avec un recours accru à la sous-traitance, aux contrats à durée déterminée et à l’intérim. "Ce modèle industriel et d’emploi orienté vers l’obtention d’une plus grande productivité n’est pas sans risques : perte de compétences en interne en raison de la non-transmission des savoir-faire, précarisation des emplois, dégradation des conditions de travail, impact négatif sur la sécurité et la santé au travail", écrivent les représentants de travailleurs dans un document rédigé à l’issue du dernier CEE.
Pour eux, la réduction progressive des effectifs en Europe depuis deux ans, le développement de l’activité minière et l’expansion dans les pays émergents posent des questions sur le positionnement futur des sites européens et de ses travailleurs au sein du groupe. D’autant que les sites européens ont contribué pour plus de la moitié des 3 milliards de dollars de gains de gestion engrangés depuis 2008 (dont près de la moitié en main-d’œuvre). ArcelorMittal, qui employait environ 130 000 travailleurs ETP en 2006, n’en occupe aujourd’hui que 107 000 sur un total de 276 608 à la fin des neuf premiers mois de 2010 (334 259 travailleurs ETP en 2006). "La zone Europe a enregistré la majorité des suppressions de postes de travail sur les neuf premiers mois de 2010", notent amèrement les travailleurs. Le taux d’absentéisme dans la branche nord est important avec Liège comme champion : 3,52 % à Florange, 3,35 % à Dunkerque, 5,12 % à Liège, 4,9 % à Gand et 5,03 % à Brême.
Parlt wallon: un ajustement budgétaire pour financer l'octroi de quotas de CO2 à Mittal
Belga 07 Décembre Le parlement wallon approuvera vendredi en Commission un deuxième ajustement au budget 2010. Il augmente les moyens d'action du ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, de 20 millions d'euros. Il s'agira de couvrir les charges liées à l'acquisition de quotas de CO2 pour ArcelorMittal par le biais d'un emprunt souscrit par la Sogepa. Le gouvernement wallon a décidé en mars 2010 d'octroyer au groupe sidérurgique les quotas de CO2 nécessaires à la relance de la phase à chaud liégeoise. L'estimation de coût citée à l'époque oscillait entre 40 et 60 millions d'euros. (NBA)
ArcelorMittal Liège: la neige provoque un effondrement sur les bandes transporteuses de l´agglo
Incident sérieux samedi soir à ArcelorMittal Liège: une partie de la toiture surplombant les transporteurs de mise et reprise de l'agglo s'est effondrée, sans doute sous le poids de la neige. Il n'y a pas eu de blessé, mais les dégâts sont importants et demanderont au minimum quinze jours de travail pour la remise en état. En attendant, la reprise de la matière depuis le haut-fourneau B d'Ougrée a été perturbée; camions et peut-être barques prendront le relais le temps de la réfection (6com 06/12/2010). Rem. HH: en fait, la neige est venu s'ajouter à des tonnes de poussières qui se sont accumulées au fil du temps; situation dangereuse déjà signalée il y a trois mois.
Du changement pour ArcelorMittal à Liège
rtbf.be 06.12.10 Depuis 2006, la ligne à chaud, condamnée, formait une société à elle seule. Le reste, c'est-à-dire ArcelorMittal Belgium, regroupait les activités des aciers plats au carbone de Liège, La Praye, Gand, Geel et Genk. Comme le chaud n'est plus destiné à la fermeture, le groupe a décidé de le réintégrer, comme l'explique Etienne Botton, porte-parole : "Il n'y a plus de raison d'avoir deux sociétés. On avait créé deux sociétés, c'était en 2006, parce que simplement une partie de l'usine devait fermer en 2009. Depuis qu'on a abandonné le projet de fermeture de la ligne à chaud, évidemment il n'y a plus aucune raison d'avoir deux sociétés. Au contraire, avoir deux sociétés, ça nécessite des procédures administratives qu'on fait en double aujourd'hui et donc à partir de l'an prochain, on ne les fera plus". Pour Robert Rouzeeuw de la FGTB, c'est plutôt une bonne nouvelle : "Oui, pour autant qu'on n'ait pas de surprise après, mais dans un premier temps ici, pour nous, c'est une bonne chose." Du côté de la CSC, on estime également que c'est plutôt positif, comme l'explique Jordan Atanasov : "C'est clair que c'est une bonne chose parce deux entités, c'est des contrats de travail différents, peut-être des conditions différentes. Ici, on trouve un ensemble cohérent et donc on reste bien dans une configuration de sidérurgie intégrée." F. Braibant
ArcelorMittal Liège: 144 millions d´euros d´économies dans les deux ans
Dans sa lettre interne de novembre, la direction liégeoise d'ArcelorMittal a décidé d'orienter sa politique autour d'un plan d'économies qui doit se monter à quelque 144 millions d'euros d'ici la fin 2012. L'effort se concentrera sur le commercial et les matières premières. Objectif: réduire le coût global de 30 euros la tonne d'acier à la fin de l'an prochain. Ceci dans un contexte de hausse des matières premières. En ce qui touche le commercial, la volonté est de redéfinir la stratégie en se concentrant sur les nouveaux produits à haute valeur ajoutée. Ce plan a déjà permis d'identifier 37,1 millions d'euros d'économies. Il n'intègre pas l'externalisation d'une partie de l'informatique pas plus que la mise temporaire à l'arrêt de certaines lignes du froid l'an prochain (L'Echo 1/12)
L’avenir de l’inox carolo en Bourse
ls 9/12 L’avenir du pôle inox de Charleroi (Carinox) se jouera finalement en Bourse, ArcelorMittal ayant décidé de le sortir de son périmètre d’activités dès le premier trimestre 2011 (moyennant approbation par les actionnaires). Les 750 travailleurs de Châtelet ne sont pas seuls concernés : la branche inox d’ArcelorMittal emploie en effet plus de 10.000 personnes au Brésil, en France et en Belgique (y compris à Genk). Le premier sidérurgiste mondial avait évoqué cette idée dès l’été dernier, alors que l’avenir de l’inox faisait l’objet d’incertitudes depuis bien longtemps. Dès avant sa fusion forcée avec Mittal en 2006, Arcelor s’interrogeait sur la nécessité de garder cette activité dans un groupe spécialisé dans les aciers au carbone, les matières premières et les marchés répondant en effet à des contraintes différentes. Arcelor avait d’ailleurs investi 240 millions d’euros dans une nouvelle aciérie à Châtelet, espérant rendre la branche plus attractive aux yeux d’un éventuel repreneur. Héritant du problème avec la reprise d’Arcelor, Lakshmi Mittal n’a pas davantage trouvé de candidat. L’activité s’est ensuite dégradée, les revenus de l’inox chutant de moitié l’an dernier. A Châtelet, l’aciérie d’une capacité de 1 million de tonnes tourne au ralenti et le laminoir, aussi alimenté par l’aciérie de Genk, tourne quant à lui à 25 % de ses capacités (près de 4 millions de tonnes par an, en rythme maximum). Le contexte de l’introduction en Bourse est-il, dès lors, idéal ?
Le sidérurgiste estime que l’opération, sur base de la distribution d’une action « inox » pour 20 actions ArcelorMittal détenues, « va maximiser la valeur pour les actionnaires ». Mais il précise aussi qu’elle devrait générer une charge de dépréciation d’environ 600 millions d’euros, et que la nouvelle entité sera endettée à hauteur de 750 millions…
Les avis extérieurs divergent. « Un mouvement plutôt positif», estime un analyste d’Oddo Securities, cité par l’AFP, qui y voit l’opportunité pour l’inox indépendant de mieux faire face à la crise en disposant des « moyens de se restructurer et de poursuivre ses ambitions de croissance». Mais les syndicats sont mitigés. « La dette portée par l’inox est inquiétante et va pénaliser les investissements. Or, elle est imputable à la politique d’expansion de Mittal, ses achats de mines notamment, au service des aciers au carbone », critique Antonio Di Santo, au nom d’un front regroupant la FGTB-Métal belge et la CGT française. «D’accord pour l’entrée en Bourse si elle ouvre de réelles perspectives pour l’inox et ne se réduit pas une opération financière visant simplement à soulager ArcelorMittal.» Et ce, alors que le bassin sidérurgique carolo attend toujours, par ailleurs, des éclaircissements sur l’avenir de sa phase à chaud (Carsid) co-détenue par Duferco et NLMK. Les syndicats rencontreront à ce sujet le gouvernement wallon, ce jeudi. ■
BENOÎTJULY
Le russe NLMK laissera sans doute tomber la phase à chaud carolo
ls 2/12 La sombre hypothèse semble se muer en certitude : le groupe russe NLMK laissera vraisemblablement tomber la phase à chaud de Charleroi (Carsid) et son millier d’emplois, et c’est désormais la quête d’un hypothétique partenaire qui occupe les esprits.
Le problème est connu :NLMK veut racheter à Duferco, vendeur, ses outils de La Louvière (tôles) et Clabecq (plaques) pour donner un aval à l’acier (brames) qu’il produit en Russie à un coût deux fois moindre que la phase à chaud carolo. Deux avenirs s’ouvrent dès lors pour Carsid (à l’arrêt depuis deux ans en raison de la crise) : mettre la clé sous le paillasson ou s’inventer un nouvel avenir…
« Pour que Carsid survive, il faut qu’un sidérurgiste ait besoin de ses brames », résume Libert Froidmont, président de longue date de la Sogepa (Région wallonne) et, à ce titre, interlocuteur incontournable dans l’acier wallon. Il faudrait en fait que ce sidérurgiste ait un tel besoin de brames pour qu’il soit prêt à les payer plus chères que de nombreux concurrents. Ce partenaire, je pense qu’on le cherche toujours à l’heure actuelle. »
Des stratèges peu préoccupés des outils
Plusieurs noms ont pourtant été cités par des sources proches des négociations en cours entre Duferco et NLMK : l’italien Riva et l’ex-groupe anglo-néerlandais Corus, aujourd’hui aux mains de l’indien Tata Steel, entre autres. D’autres interlocuteurs, comme Antonio Di Santo, président de la FGTBMétal carolo, imaginent la reconstruction d’un autre schéma industriel, qui verrait Carsid alimenter en brames le laminoir de Carinox, en aval de Charleroi. Mais ce laminoir est aujourd’hui dédié à l’inox, au sein du groupe ArcelorMittal qui plus est.
« Nous ne sommes pas dans un monde où prime la logique des outils, analyse Libert Froidmont. Ceux-ci sont aux mains de groupes d’envergure mondiale qui ont des stratégies différenciées. ArcelorMittal dispose déjà de deux hauts-fourneaux à Liège mais il n’en fait fonctionner qu’un seul. Et il a probablement d’autres préoccupations que l’avenir de la phase à chaud de Charleroi. »
C’est dans ce contexte que les représentants syndicaux de Carsid, qui se disent tenus dans l’ignorance complète des tractations en cours, ont demandé la convocation d’un conseil d’entreprise extraordinaire. Ils seront aussi reçus par le gouvernement wallon – qui se voudrait acteur mais est surtout spectateur du dossier. ■ BENOÎT JULY
Carsid: vers une alliance entre Duferco et Riva?
Face aux incertitudes pesant sur l'avenir de la co-entreprise entre Duferco et le Russe Novolipetsk (voir 6com du 25/11), les syndicats de Carsid ont réclamé mardi la convocation d'un conseil d'entreprise extraordinaire. La direction dit qu'il ne se justifie pas faute d'informations à communiquer pour l'instant. Un conseil d'entreprise ordinaire est prévu le 15 décembre. Mais d'ores et déjà, il se dit que Duferco pourrait rechercher un partenariat avec l'Italien Riva intéressé par une alliance. Une alliance qui porterait sur les installations autres que les laminoirs que Novolipetsk convoite toujours. (La Libre 01/12/2010)
ArcelorMittal Liège: reprise du travail aux AMR
La vingtaine de travailleurs des ateliers de matériel roulant (AMR) d'ArcelorMittal à Chertal et Ougrée qui étaient à l'arrêt depuis mardi ont repris le boulot vendredi matin. "Nous étions parvenus à nous entendre avec la direction jeudi soir", indique Didier Smetz, responsable FGTB-Métal du "chaud" à Liège. "Les travailleurs n'ont toutefois accepté d'arrêter le mouvement que très difficilement". Plusieurs problèmes organisationnels avaient été dénoncés par le personnel. Tout n'est pas encore réglé. Une nouvelle rencontre avec la direction est prévue ce mercredi. (6com 29/11/2010)
Arrêt de travail aux ateliers de matériel roulant d´ArcelorMittal Liège
Les 19 travailleurs des Ateliers de matériel roulant (AMR) d'ArcelorMittal à Ougrée et Chertal sont en arrêt de travail depuis mardi matin. Ils se plaignent d'une série de manquements de la part de la direction du sidérurgiste, des carences récurrentes depuis un an, voire deux dans certains cas. "Les salaires ne sont pas adaptés aux compétences réellement exercées", déplore Didier Smetz, responsable du "chaud" liégeois. "La direction veut nous imposer une nouvelle organisation du travail. Nous accusons également du retard dans les formations qui n'ont plus été organisées depuis près de deux ans". Des avancées ont été constatées lors d'une rencontre avec la direction, mercredi. Le personnel les a toutefois jugées insuffisantes. Le travail des AMR est crucial dans le processus de production d'ArcelorMittal. Ils veillent à la maintenance des wagons et locomotives et plus largement de ce qui compose le garage industriel. "Il ne reste plus qu'une loco opérationnelle et il n'y a pas de matériel de réserve. Si le mouvement de prolonge, en cas de panne, le haut-fourneau B d'Ougrée pourrait connaître des problèmes", conclut Didier Smetz. Des négociations ont eu lieu jusque tard dans la soirée de jeudi. Un préaccord a été conclu et doit être soumis ce vendredi matin à l'assemblée du personnel. (6com 26/11)
ArcelorMittal va externaliser son infrastructure IT en Europe
datanews.rnews.be 25/11/2010 ArcelorMittal devrait choisir sous peu son partenaire d'externalisation pour l'ensemble de son infrastructure IT en Europe. Précédemment déjà, il avait outsourcé en juin 2008 la maintenance de ses applicatifs au duo formé du français Sopra et de l'indien MindTree, puis avait confié ses services financiers à un centre de services partagé en Pologne fin 2009 sous la responsabilité de Wipro.
ArcelorMittal estime que les services d'infrastructure sont de plus en plus une commodity et ne constituent plus un différenciateur stratégique. Il faut dire que la crise de 2009 a durement touché le sidérurgiste dont les budgets IT ont été réduits de 35%, alors même que le chiffre d'affaires passait de 110 à 64 milliards $ entre 2008 et 2009.
Deux candidats sont désormais en lice pour ce gigantesque contrat d'externalisation qui porte sur l'ensemble de l'infrastructure européenne: exploitation et maintenance des datacenters, serveurs, PC, réseaux, la sécurité, etc. Il s'agit de CSC et de HCL Technologies, alors que HP, IBM, Wipro et Capgemini étaient également candidats. Seuls resteraient en interne la gestion des contrats avec les partenaires. La décision devrait tomber prochainement et le contrat entrer en vigueur début 2011, au terme de négociations avec les partenaires sociaux.
Le groupe affirme vouloir limiter l'impact social, mais les syndicats parlent de 500 personnes potentiellement impactées en Europe. Et d'après la CNE-Setca, 21 collaborateurs seraient concernés chez nous sur les sites de Liège et Charleroi, sur un effectif de 120 personnes environ.
ArcelorMittal France à nouveau concerné par le chômage partiel
LEMONDE.FR avec AFP 24.11.10 Syndicats et direction d'ArcelorMittal ont annoncé, mercredi 24 novembre, la mise en place des journées de chômage partiel sur les sites de Dunkerque, Florange et Fos-sur-Mer. La direction de l'aciériste a précisé que "les mesures de chômage partiel [jusqu'à cinq journées sur le mois de décembre, en fonction des postes occupés] ont été demandées pour accompagner la classique baisse d'activité de fin d'année qui, dans le contexte d'activité ralentie, nécessite des dispositifs complémentaires".
"Après un redémarrage de l'activité en 2010, nous sommes dans un bas de cycle, les perspectives pour 2011 en Europe sont médiocres", a commenté la CFE-CGC. Le syndicat a également indiqué que l'un des hauts-fourneaux de Fos-sur-mer allait "être arrêté en décembre", tandis que "l'un de Dunkerque reste en arrêt conjoncturel depuis cet été et que celui de Florange, arrêté pour des opérations de maintenance en juillet, n'a pas été redémarré en septembre".
"LA CRISE N'EST PAS DERRIÈRE NOUS"
"Il n'y a pas de date de redémarrage prévue" pour ce dernier haut-fourneau, a confirmé un porte-parole d'ArcelorMittal. La CFE/CGC métallurgie souhaite voir se prolonger "les dispositifs de soutien à l'emploi" installés en 2009, comme le dispositif d'activité partielle de longue durée (APLD), qui prévoit une indemnisation du chômage partiel à 75 %, basée sur le salaire et les primes.
Un scandale de harcèlement chez ArcelorMittal à Gand
belga/mb 25/11/10 Après la révélation du scandale de harcèlement dans l'usine wallonne MACtac, une nouvelle affaire a éclaté en Flandre. Un ouvrier d'ArcelorMittal à Gand, S.D.C, a subi durant environ un an les indélicatesses de ses deux supérieurs. Les deux supérieurs, qui ont tous deux plus de 15 ans d'ancienneté, n'ont cessé de se moquer de l'ouvrier. "Ils l'ont constamment tourné en dérision", rapporte un délégué syndical CSC. Le harcèlement était aussi physique. "Par exemple, ils lui on retiré son pantalon et ont tripoté ses parties intimes avec un bâtonnet. Ils l'ont aussi attaché au réservoir d'une jeep et l'ont transporté dans toute l'usine". Durant un an, la victime ne s'est pas plainte. La femme de S.D.C s'est rendue au début du mois à la direction et a exigé des mesures. La direction a licencié les deux harceleurs. "C'est logique. Nous ne pouvons pas tolérer des harceleurs", a expliqué le porte-parole de l'usine. "Chaque année, nous devons licencier des gens pour "raisons de sanction" comme du harcèlement".
Les syndicats de Carsid ne participent pas au conseil d'entreprise
Belga Trends 24 novembre 2010 FGTB et CSC Carsid (Charleroi), ont refusé, en front commun, de siéger au conseil d'entreprise de ce mercredi. Les syndicats ont lu une lettre dans laquelle ils réclament d'être tenus au courant des prochaines décisions concernant Carsid. Le haut-fourneau de l'entreprise est à l'arrêt depuis le 11 novembre 2008. Pour l'heure, le site marcinellois est dans le giron d'une coentreprise (SIF) détenue à parts égales par Duferco et le groupe russe NLMK. Les deux partenaires pourraient toutefois se séparer. La perspective maintient dans le doute les travailleurs et les syndicats qui se demandent ce qu'il adviendra dès lors du haut-fourneau carolorégien et des outils attenants. Du côté de la direction, on a précisé mercredi que les conditions de marché actuelles ne permettent pas le redémarrage du haut-fourneau de Carsid à court terme, soit d'ici le 31 décembre. La direction devrait communiquer aux travailleurs, lors du prochain conseil d'entreprise de décembre, si le site restera ou non à l'arrêt après cette date. La direction de Carsid rappelle encore que les actionnaires de SIF poursuivent leur travail, en coordination avec le gouvernement wallon, "pour mettre en place un modèle industriel capable de résister aux conditions de marché difficiles". La direction s'est engagée à prévenir le personnel et les partenaires sociaux dès qu'une décision sera prise. (VIM)
Un master plan pour le site des anciennes Forges de Clabecq
www.rtbf.be/ 16/11 Un comité d'accompagnement va être mis en place pour élaborer en quelques mois, un master plan définissant les grandes options de réhabilitation du site des anciennes Forges de Clabecq.
Une convention a été signée en ce sens, mardi, par le ministre wallon de l'aménagement du territoire, la Ville de Tubize et la société Duferco Développement. Les 80 hectares de friches industrielles, après une dépollution qui pourrait durer trois ans, seront réaffectés en zones de logements, en espaces verts, en zones pour PME et pour l'accueil de bureaux.
Chacun des partenaires est d'accord sur les objectifs de la réhabilitation, et s'engage à faire avancer le projet dans la même direction. Duferco Développement, société créée spécifiquement pour réaménager le site de Clabecq, assumera financièrement les coûts de l'assainissement.
Le master plan est une étude approfondie en matière de développement territorial qui donnera les grandes orientations de l'avenir du site en matière de programmation des différentes zones sur le site, la mobilité, et le phasage des travaux. Il doit être remis à l'été 2011. Le potentiel du site, estimé lors de premières études, est de 1700 logements et plus de 2000 emplois.
Industrie lourde, déclin et reconversion. >> http://www.reportagesphotos.fr/G1925-reportage-industrie-lourde-declin-et-reconversion.html
ARCELORMITTAL reprend son programme de rachat d'actions
AOF 29/11/10 ArcelorMittal a rouvert son programme de rachat d'actions pour un montant maximum de 6% de son capital. La mise en oeuvre de ce programme de rachat d'actions a débuté le 29 novembre 2010 et sera clôturée au plus tard le 1er décembre 2011.
Ce programme est destiné à couvrir, en partie ou en totalité, les risques liés aux instruments dilutifs émis ou mis en place par le groupe. Il autorise ArcelorMittal à acquérir ou vendre ses actions propres par tous moyens autorisés par la réglementation en vigueur, notamment au travers de la vente de titres d'autocontrôle, de ventes ou d'achats sous forme de blocs hors marché, d'opérations de gré à gré, de contrats d'option d'achat ou de tout autre instrument dérivé.
Le harceleur d'ArcelorMittal Zelzate ne comprend pas son licenciement
7sur7 26/11/10
L'épouse de J.D., l'un des deux supérieurs de S.D.C., licencié par Arcelormittal pour l'avoir harcelé, s'est confié à Sudpresse. "C'est scandaleux", déplore la femme de J.D. " Mon mari a travaillé pendant 25 ans, il avait un dossier irréprochable, le patron ne lui a jamais fait la moindre remarque, et puis, tout à coup, il est jeté à la rue", explique-t-elle.
Selon l'épouse de J.D., qui se base sur le récit de son mari, c'est la victime, S.D.C., qui aurait provoqué cela. "Il tirait les oreilles et les manches de ses collègues, il leur donnait des baisers, rampait sur les genoux de certains, il mettait même sa langue dans les oreilles ", explique-t-elle à Sudpresse. " Un jour, c'est vrai, on l'a retrouvé dans le vestiaire avec son pantalon baissé et ils ont bien écrit au marqueur sur son corps mais sur son ventre, pas sur son dos et encore moins sur ses parties nobles", précise-t-elle. S.D.C. allait être papa. "Ils ont écrit sur le ventre de leur collègue le prénom choisi pour l'enfant, c'était juste une plaisanterie", insiste l'épouse de J.D.
Depuis son licenciement, J.D. est démoralisé. "On ne comprend pas la réaction de la victime présumée, mon mari n'a pas pu se défendre ", explique son épouse. "Mon mari m'a dit qu'il pensait parfois au suicide. Il m'a dit: Regarde-moi, j'ai 49 ans et je dois aller dans une agence d'intérim. On est foutu, on a deux enfants de 15 et 19 ans, que vont-ils devenir?" La femme de J.D. est même en contact avec celle de la victime. "Elle ne croit pas au harcèlement, mais son mari ne veut pas faire marche arrière, il a peur pour son boulot.", regrette-t-elle.
ArcelorMittal Isbergues dans le doute
http://www.usinenouvelle.com/ 03 décembre 2010 Les 700 salariés du site ArcelorMittal d’Isbergues (Pas-de-Calais) ont appris que l’atelier de tôlerie classique serait mis à l’arrêt d’ici à janvier. Cette décision, qui concerne 200 équivalents temps plein, intervient cinq mois seulement après la remise en route de cette activité. Des mesures de chômage partiel seront mises en place et les salariés percevront la quasi-totalité de leur salaire, conformément à la convention signée en septembre 2009 entre le sidérurgiste et l’Etat.
Pour la direction, cette mise en veille de l’outil n’est qu’une réponse naturelle à la conjoncture morose, car « nous sommes qu’à 75, voire 78 % de charge par rapport à la capacité de production », signalait le directeur de l’usine, Philippe Demarez.
Ce dernier a lui aussi créé la surprise. Lors du Comité d’entreprise du 22 novembre, le dirigeant a annoncé son départ. Trois cadres lui ont également emboîté le pas. En toile de fond de ce délitement, il y a également le réajustement d’effectif engagé en juin dernier, qui prévoyait l’indemnisation des employés seniors en contrepartie de leur départ prématuré.
Pour les représentants syndicaux, un tel faisceau d’indices augure un avenir bien sombre pour la partie tôlerie classique du site artésien, qui pourrait alors se recentrer sur la fabrication de tôles modernes.
Chez ArcelorMittal ISBERGUES, une oraison funèbre en guise de cérémonie des médaillés
bruay@info-artois.fr 1 05 décembre 2010 Le hasard du calendrier plombe depuis deux ans l'ambiance de la cérémonie des Médaillés du travail chez ArcelorMittal Isbergues. L'an passé, il était interdit de se serrer la main ou de se faire la bise pour cause de grippe H1N1. Avant-hier, la soirée festive coïncidait avec l'annonce de la perspective de nouvelle fermeture temporaire de la tôlerie classique, en début d'année prochaine.
Une fermeture lourde de sens pour les syndicats qui ne se bercent pas d'illusion quant à l'avenir de l'activité industrielle, à court ou moyen terme ici. Philippe Demarez n'a d'ailleurs pas omis de répéter ceci dans son allocution : « Notre PDG a évoqué en toute transparence les menaces qui pèsent sur notre atelier. » Patrick Ramelot, secrétaire du comité d'entreprise: « si la tôlerie ferme pour de bon, la LC2I et le parachèvement devront supporter l'ensemble des coûts de structures, avec de facto une perte de rentabilité. » Cela se produit au moment où ArcelorMittal travaille à une possible cession de sa branche Inox.
Sans grande conviction, Philippe Demarez a tout de même invité les salariés à continuer « sur le rythme de 2010, marqué par la capacité de s'adapter grâce à l'effort de tous, sous l'égide d'un dialogue social très dense et très fréquent. Nous trouverons les ressources nécessaires pour sortir de cette longue crise et pour définir ensemble LE projet gagnant du site. Les outils de la réussite sont dans vos mains et dans celle de Thierry Flament, mon successeur. » Pour le secrétaire du CE, il n'y a pas de projet gagnant à Isbergues.
D'autant que pour lui, « les réorganisations ont été bâclées, les changements de régimes de travail mal négociés, la débâcle programmée . »
Autre coïncidence du calendrier, le bateau des Métallos sombre au moment où le capitaine Demarez quitte le navire. Patrick Ramelot a profité du micro pour tancer le directeur. « Vous vous êtes éloignés du personnel, votre posture managériale a prévalu sur le rôle réel que tout le monde attendait d'un salarié qui a construit toute sa carrière à Isbergues. Les salariés du site méritent mieux que votre remarque et votre ironie en CE sur le peu de distance séparant Isbergues et Dunkerque. Ils n'ont pas ressenti une défense acharnée du site de votre part. Nous sommes dans une spirale infernale, régressive et dramatique pour l'entreprise et le bassin d'emploi. » La salle a acquiescé par des applaudissements.
Jacques Napieraj, maire d'Isbergues, regrette que par la volonté d'un seul homme, le travail d'une année pour développer l'emploi dans un secteur soit balayé. Mais la session de la branche inox par ArcelorMittal ne l'alarme pas autant qu'on pourrait le craindre. Le maire a fait un parallèle avec ce qui s'est produit il y a quelques années pour les tôles à grains orientés. TKES UGO a repris l'activité à son compte et l'a considérablement développée. « J'espère que la branche Inox aura le même parcours, c'est l'espérance que je formule. Que notre secteur ne meurt pas. »
ArcelorMittal va rendre son pôle inox autonome
lefigaro.fr 08/12/2010 ArcelorMittal introduira sa branche d'acier inoxidable en Bourse au premier trimestre 2011. Les actionnaires recevront une action Acier inoxydable pour vingt actions ArcelorMittal. La nouvelle entité ainsi créée aurait le même actionnariat qu'ArcelorMittal, c'est-à-dire 40,8% des parts pour la famille Mittal, 3% pour l'Etat luxembourgeois, le reste correspondant au flottant. La valeur de l'entreprise, dans le cadre d'une cotation, serait comprise entre 3,4 et 4,2 milliards de dollars. La transaction devrait aboutir à une charge de dépréciation d'environ 800 millions de dollars. «Après la scission, la branche Acier inoxydable enregistrera une dette financière nette d'environ 1 milliard de dollars, qui comprendra à la fois la dette existante d'ArcelorMittal, transférée avec la branche Acier inoxydable et la nouvelle dette contractée par cette branche», souligne le groupe. L'objectif de l'opération est de faciliter un rapprochement de la branche inox d'ArcelorMittal avec d'autres concurrents, affirme Les Echos. Le sidérurgiste a engagé ces dernières années des discussions avec de nombreux groupes du secteur en Europe, mais également avec le sud-coréen Posco. Les syndicats, jusqu'à présent opposés à la transaction, estiment de leur côté que l'objectif de l'introduction en Bourse est avant tout financier. Ils contestent par ailleurs le montant de la dette attribuée à cette activité, d'un milliard de dollars, un endettement qui pourrait «handicaper lourdement la nouvelle entité».
L’inox d’ArcelorMittal en Bourse : les syndicats s’inquiètent
Trends.be 9 décembre 2010 Les syndicats du site de Genk, où l'inox est produit et où 1.200 personnes sont actives, craignent à présent qu'une nouvelle restructuration soit opérée: «Nos entreprises ont réalisé un Ebitda de 3,7 milliards de dollars au cours des cinq dernières années, mais les sommes engrangées ont été utilisées pour investir dans d'autres entreprises et distribuer des dividendes aux actionnaires», a indiqué Stefan Indestege, délégué de la FGTB chez ArcelorMittal Genk, ex-ALZ. «D'un autre côté, nous devons continuer à investir dans la recherche et le développement, a ajouté le syndicaliste. De plus, des dettes s'élevant à 1 milliard de dollars ont été transférées chez nous, alors qu'elles ne sont pas dues au groupe inox mais à des investissements en acier doux et à l'achat de mines. Nous pensons donc qu'avec cette manœuvre, ArcelorMittal envisage un rapprochement avec un autre groupe producteur d'inox et qu'une restructuration en profondeur sera menée pour apurer notre dette.»
ArcelorMittal Gand et Electrabel investissent 400 millions dans une centrale durable
llb le 10/12/2010 Kris Peeters (CD&V) a officiellement inauguré vendredi soir la centrale "Knippegroen" sur le terrain d'ArcelorMittal.
ArcelorMittal Gand et Electrabel (groupe GDF Suez) ont investi 400 millions d'euros dans une nouvelle centrale électrique pour la récupération des gaz sidérurgiques. Les deux entreprises vont également construire sept éoliennes. "La nouvelle centrale électrique dispose de la meilleure technologie disponible en ce moment pour transformer le gaz des hauts-fourneaux et des convertisseurs en électricité", selon Sophie Dutordoir, directrice générale d'Electrabel. La nouvelle centrale "Knippegroen", qui remplace l'ancienne centrale de Rodenhuize, rejettera annuellement 100.000 tonnes de CO2 en moins.
"Knippegroen" a une capacité de 305 MW et peut produire annuellement 2,4 Twh (térawatts/heure) d'électricité, ce qui représente la consommation annuelle de 700.000 ménages. Electrabel a investi 300 millions d'euros et ArcelorMittal 90 millions d'euros. Les deux entreprises ont conclu un contrat de collaboration pour 20 ans. "Lors de la production de fer brut, les hauts-fourneaux dégagent du gaz", explique l'ingénieur Jan Cornelis, d'ArcelorMittal. "40% de ce gaz est utilisé en interne, 60% va vers la centrale." Le fer brut liquide est transformé en acier brut grâce aux convertisseurs de l'usine d'acier. "Lors de ce processus de convertissage, du gaz s'échappe également. La moitié de ce gaz est utilisée comme moyen de remplacement pour le gaz naturel. L'autre moitié va vers la centrale." La récupération du gaz de convertissage permet une économie annuelle d'émission de CO2 de 150.000 tonnes.
Carsid: le scénario de la scission Duferco-NLMK toujours étudié
BELGA llb 10/12/2010
Le 20 décembre prochain, une assemblée du personnel sera organisée pour l'informer des perspectives actuelles des deux entreprises.
Le conseil d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu vendredi chez Carsid à Marcinelle n'a permis l'annonce d'aucune décision concernant l'avenir de l'entreprise, indique-t-on de source syndicale. Il se confirme cependant que les Russes de Novolipetsk, associés en joint-venture avec Duferco au sein de SIF, ne semblent guère intéressés par Carsid. Parmi les scénarios possibles, celui de la scission reste envisagé, même si aucune décision n'a encore été prise à quelque niveau que ce soit.
Si cette scission devait avoir lieu entre les deux groupes qui détiennent chacun la moitié de SIF, les Russes de Novolipetsk conserveraient les laminoirs de La Louvière et Clabecq, tandis que Duferco garderait Carsid et les produits longs, pour autant que Carsid dispose de débouchés pour ses brames (demi-produits). Ceux qu'elle produisait pour La Louvière et Clabecq jusqu'en novembre 2008 le sont actuellement par NLMK, à des conditions financières moindres malgré le transport.
Carsid est à l'arrêt pour raisons économiques depuis novembre 2008.On rappelle aussi, du côté syndical, qu'il est indispensable, pour le maintien des 1.500 emplois directs de Carsid, de maintenir le périmètre qui avait été mis en place en 2006, au moment de la création de la joint-venture entre NLMK et Duferco.
Les organisations syndicales vont demander une réunion d'urgence avec les actionnaires des deux sociétés, afin d'être informés de leurs volontés précises, avant qu'une éventuelle décision de scission mettant un terme à cette joint-venture soit prise.
ArcelorMittal restructure sa branche inox avant la mise en Bourse
ls 16 décembre 2010 ArcelorMittal a annoncé une restructuration de ses activités inox, destinée à rendre sa filiale plus présentable avant sa prochaine mise en Bourse et qui vise une augmentation de ses bénéfices de 250 millions de dollars sur deux ans. La filiale inox, qui va prendre le nom Aperam, va suspendre « temporairement » l’activité du laminoir à froid de son usine d’Isbergues (Pas-de-Calais) d’une capacité de 100.000 tonnes par an. Aperam va investir simultanément 62 millions de dollars pour améliorer la productivité de sa ligne de recuit et de décapage à chaud de Gueugnon (Saône-et-Loire). L’un des hauts fourneaux de son usine de Timoteo au Brésil sera également reconverti pour pouvoir utiliser du charbon de bois. ArcelorMittal a simultanément annoncé avoir déposé le prospectus d’introduction d’Aperam, sur les Bourses de Paris, Amsterdam et Luxembourg. L’opération de scission sera soumise le 25 janvier aux actionnaires d’ArcelorMitall pour approbation, a précisé le communiqué. Si ceux-ci devaient donner leur accord ils recevraient des actions Aperam au prorata de leur participation dans ArcelorMital. Aperam, dont le chiffre d’affaires 2009 était de l’ordre de 4,2 milliards de dollars, dispose de six grandes usines au Brésil, en Belgique et en France. Le groupe emploie environ 9.800 personnes. Il dispose d’une capacité de production de 2,5 millions de tonnes d’acier inoxydable plat, avec une présence forte sur les produits à haute valeur ajoutée.
Carsid à l’arrêt jusqu’au 31 mars au moins
ls 15 décembre 2010 Les syndicats actifs au sein de l’entreprise Carsid à Marcinelle ont regretté mercredi à l’issue du conseil d’entreprise la décision de la direction de postposer jusqu’au 31 mars au moins la reprise du haut-fourneau. S’ils l’ont regrettée, les syndicalistes interrogés ont toutefois affirmé ne pas avoir été surpris par la décision.
Depuis le 11 novembre 2008, date de la mise à l’arrêt du haut-fourneau, les syndicats ont selon eux appris à connaître les arguments avancés par la direction pour maintenir à l’arrêt le site et sa production de brames.
La décision de la direction, fondée sur la baisse de la demande et la chute des prix, était dès lors attendue par les syndicats et les quelque 900 travailleurs de Carsid. Elle l’était d’autant plus que depuis quelques semaines, l’avenir du site est suspendu à l’issue des négociations entre les deux partenaires de la co-entreprise SIF, le groupe italo-suisse Duferco et le groupe russe NLMK.
De source officielle, les pourparlers autour du futur de la collaboration se poursuivent. Les syndicats espèrent qu’en cas de séparation, Duferco sera tenté de reprendre le site marcinellois de Carsid et de trouver pour ses produits une série de débouchés. Si le scénario de la séparation se confirme, NLMK pourrait en effet être tenté de reprendre le laminoir en activité sur le site de La Louvière, ont affirmé les syndicats.
Mobilisation générale pour sauver l’usine ArcelorMittal Bourg
www.leprogres.fr/ 18.12.2010 Si rien ne bouge, l’usine historique de Bourg et ses 400 salariés fermera. « Depuis des mois on savait, mais on a joué la confidentialité pour ne pas effrayer les clients. » Celui qui parlait ainsi hier, est François Daniel délégué syndical central CGT à ArcellorMittal à Bourg. Mais aujourd’hui, la chose est publique : si au 4 janvier le groupe ne paye pas une amende pour entente illicite entre 1984 et 2002 de 230,4 millions d’euros, elle devra mettre la clef sous la porte et avec elle 620 emplois seront supprimés sur quatre sites dont celui de Bourg et 160 dans trois filiales. Pour l’usine historique - née Chaudouet au début du siècle dernier, avant de devenir Tréfileurope - de la route de Lyon ce serait 400 personnes qui se retrouveraient au chômage.
Bien évidemment la direction nationale n’est pas restée les bras ballants depuis sa condamnation et a obtenu une baisse par rapport à l’amende initiale de 276,5 millions. Une somme qui représente encore 1,3 fois son chiffre d’affaires et sept fois la valeur de ses capitaux propres.
Elle a tenté de faire jouer la clause d’incapacité de paiement auprès de la commission européenne qui ne peut imposer une amende supérieure à 10 % de son chiffre d’affaires. Mais voilà l’Union européenne a estimé qu’ArcellorFrance aurait pu se sortir du pétrin avec l’aide de son groupe international… Une chose qui serait impossible selon ses juristes, des actionnaires minoritaires pouvant alors attaquer ce groupe pour abus de bien sociaux.
Le 4 janvier, les trois mois accordés pour ce paiement se seront écoulés. Devant l’urgence, l’entreprise, les syndicats ont interpellé le préfet, le député Xavier Breton, le maire de Bourg Jean-François Debat et Damien Abad. Le député européen explique qu’il vient d’intervenir auprès du commissaire européen Michel Barnier. « Il y a eu entente illicite, mais l’amende semble disproportionnée avec ses conséquences. On va essayer d’obtenir une suspension de cette obligation de paiement de la part de la Cour de Justice européenne pour pouvoir discuter sur le fond… » expliquait-il hier soir en assurant que la ministre de l’Économie Christine Lagarde avait aussi été sensibilisée par le préfet.
« Une aciérie toute neuve » pour ArcelorMittal Atlantique
www.lavoixdunord.fr 17.12.2010 ArcelorMittal Atlantique aura passé 2010 sans trop de dégâts. Le géant de l'acier est dans une phase de « reprise économique assez lente » avec des perspectives pour 2011 plutôt prometteuses. Et tout cela sans cesser d'investir : deux installations de taille sont récemment entrées en service.
> Sécurité. En 2010, ArcelorMittal Atlantique se félicite de n'avoir enregistré « aucun accident grave sur ses gros travaux de chantiers et sur chantiers de travaux neufs ». En revanche, Henri-Pierre Orsoni, le directeur, déplore trop de faits accidentels « sur des situations de travail quotidiennes ». Un renforcement de la politique de sécurité a été mené en parallèle, autour notamment d'une opération « parlons vrai », qui doit permettre à l'encadrement de détecter les situations à risque.
> Environnement. ArcelorMittal Grande-Synthe arrive en tête du top 3 des pollueurs industriels de la région pour les émissions de CO2. Toutefois, le sidérurgiste n'a pas cessé d'investir en 2010 pour diminuer ses émissions : 3 millions d'euros ont été consacrés pour la qualité de l'air (injection de charbon actif dans la chaîne 3, qui a un effet bénéfique sur les émissions de poussières) une revalorisation interne des boues, poussières et laitiers a aussi été menée. En 2010, ArcelorMittal a mis en place son circuit de la biodiversité, a été nominé au prix Entreprises et environnement 2010, mention « meilleurs initiative de sensibilisation ». Un couple de faucons pèlerins est par ailleurs présent sur le site depuis trois ans, et un rucher est toujours en exploitation, avec Apinord et des salariés.
> Embauches. Entre le dernier trimestre 2010 et le premier de 2011, ArcelorMittal aura recruté 202 OETAM (ouvrier, employé, technicien, agent de maîtrise) et 29 ingénieurs et cadres.
> Investissements. Depuis fin juin, le nouveau « RH2 » est en service sur le site de Grande-Synthe. ArcelorMittal dispose maintenant grâce à cet équipement de sa deuxième installation de dégazage sous vide, qui permet de réduire la teneur en carbone de l'acier, pour des commandes spéciales de l'industrie automobile. Le RH2 peut produire 2,4 millions de tonnes par an. Le coût (process et aménagements annexes) avoisine les 90 millions d'euros.
Autre équipement de taille (75 millions d'euros), la nouvelle coulée continue 21 est opérationnelle depuis la semaine dernière. Transformée comme l'avait été la 23 en 2006, la CC21 permet d'accroître la production de brames haute qualité destinés au marché automobile. Au final, avec ses trois nouvelles coulées continues et les deux installations de dégazage sous vide (RH1 et RH2), l'aciérie n°2 peut produire jusqu'à 7 millions de tonnes de brames. « Nous disposons maintenant d'une aciérie complètement neuve, l'une des plus performante d'Europe », souligne Olivier Mafaity, pilote exploitant du projet. L'ensemble aura coûté 300 millions d'euros.
ArcelorMittal achète pour 1,25 milliard d'euros d'options d'achat d'actions
AFP 18/12/2010 ArcelorMittal a acquis 61,728 millions d'options d'achat au prix d'exercice de 20,25 euros par action, soit 1,25 milliard d'euros. Ces options d'achat "permettent à ArcelorMittal de couvrir en priorité ses engagements liés à la conversion potentielle de ses obligations convertibles et/ou échangeables en actions ArcelorMittal nouvelles ou existantes, portant intérêt à 7,25% et venant à échéance le 1er avril 2014. Dans un second temps, elles lui permettront aussi "de couvrir les plans de stock options et d'actionnariat salariés attribués par le groupe". Parallèlement, le groupe a également procédé à la vente mardi "sous forme d'un bloc, hors marché, de 26,48 millions d'actions d'auto-contrôle au prix de 26,4 euros par action". Cette opération permet au groupe de "renforcer ses fonds propres à hauteur de 699,67 millions d'euros".

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